Digne de Carrie Bradshaw
Ravissante robe cocktail d’été Pucci
A l’approche des soirées de l’été, celles qui marquent les Fêtes nationales, l’américaine le 4 juillet, la française le 14 juillet, l’helvétique le 1er août, les mariages ou les “garden-parties”, les femmes qui reçoivent les bristols d’invitation sont souvent prises par cette question angoissante : “Qu’est-ce que je vais mettre ?”. Or, se rendre dans les boutiques du Centre-Ville peut déprimer : soit il n’y a rien d’assez féminin ou élégant, soit c’est trop cher. Si on n’a pas les moyens d’une robe couture ou de prêt-à-porter de luxe, et si on ne peut pas filer à Paris ou Milan pour une virée shopping à la recherche de la robe parfaite, la solution existe : venir dans mon village, à “La Bourse du Luxe” du 5, rue Chausse-Coq, l’adresse des fashionistas malines.
Depuis 2014, grâce à l’oeil exigeant et le sens de la mode de sa fondatrice, Marianne Cartier, 66 ans, ex-mannequin cabine chez Dior et Chanel à Paris et styliste, on peut se constituer ici un dressing digne de Carrie Bradshaw, bourré de pièces icôniques ou luxueuses, à des prix inattendus. Venez, on lui rend visite.
« J’ai voulu proposer des vêtements que j’aurais envie de porter »
Les vitrines sont toujours attrayantes et soignées. A l’intérieur, celles qui aiment les marques vont vite avoir le vertige pour trois raisons : 1) la variété des pièces et des signatures, Dior, Chanel, Dolce & Gabbana, Gucci, Missoni, et j’en passe, 2) la qualité et 3) les prix. Car ici, les rêves sont soudain accessibles : la robe cocktail dos nu Pucci, dont le prix neuf est de CHF 1’800.-, vous pouvez l’avoir pour CHF 550.-, et la robe longue Léonard, fluide et légère comme une nuisette, avec son imprimé rose fuchsia si distinctif, dont le prix neuf est également de CHF 1’800.-, est proposée à CHF 380.-….Vous ne rêvez pas. La plupart des robes courtes ou longues pour des événements sont vendues dans une fourchette de prix comprise entre CHF 200.- et 2’000.-, sachant que les prix d’origine de ces dentelles poudrées, fourreaux de soie, et autres merveilles aux imprimés raffinés, correspondent à trois, quatre ou cinq fois celui affiché, selon le modèle. Oubliez l’idée du deuxième main qui fait friperie, usé, amoché, ici tout est pimpant, propre, impeccable. A aucun moment on ne peut se douter que la boutique est un dépôt-vente, ni en regardant les vitrines, ni en visitant l’intérieur.
Le secret de Marianne Cartier, au-delà de la passion et de l’exigence qui la rendent sélective, est son réseau. Car millionnaires, épouses d’industriels et banquiers, femmes du monde et femmes gâteés viennent déposer chez elle, pour les vendre, les robes griffées qu’elles ont enfilées seulement une fois (oui, ça existe) ou jamais portées (incroyable mais vrai) - sans parler des accessoires, sacs, bijoux couture, chapeaux. Du coup, celles qui ne peuvent pas s’en acheter peuvent enfin se les offrir, sans jamais se sentir comme le “parent pauvre”. Car Marianne a une démarche qui reflète son perfectionnisme : “J’ai voulu proposer des vêtements que j’aurais envie de porter”. C’est réussi. On vit chez elle le bonheur de la chasse au trésor et l’envie d’être la princesse du bal. De plus, quand on voit le physique de la maîtresse des lieux, mince, grande et fine, avec une chevelure de lionne, et son look stylé, on se dit qu’elle est sa meilleure ambassadrice. Et quand on écoute cette Taureau ascendant Sagittaire évoquer son parcours, qui l’a menée à Londres, Paris, New York, San Francisco, et même douze ans à Hong-Kong, on comprend vite qu’on a à faire à une pointure de la mode. Ce qui ne l’a pas empêchée d’avoir un fils dans la foulée de cette vie trépidante, Sébastien, 29 ans, sa fierté. Pas étonnant que les femmes les plus riches de Suisse et d’ailleurs, qui veulent vendre en toute discrétion, s’adressent à elle. Son réseau, c’est son capital et son stock. Et celle qui achète ici, achète plus qu’une étiquette, plus qu’un rêve qui devient réalité, plus qu’une bonne affaire, elle achète une certitude rassurante. Car tout a été évalué et sélectionné au peigne fin par cette experte. Et, chut, ne vous contentez pas de chercher votre coup de coeur dans l’espace boutique du rez, demandez à descendre : c’est une caverne d’Ali Baba. Prévoyez la gourde d’eau et les escarpins pour les essayages. Car vous allez y passer du temps.
La Bourse du Luxe, 5, rue Chausse-Coq, en Vieille-Ville, 1204 Genève
De 11h00 à 18:00
Téléphone : 022 310 18 18
Suivre #bourseduluxegeneve sur Instagram